CSG / CRDS
Contribution Sociale Généralisée et Contribution au Remboursement de la Dette Sociale. Deux prélèvements assis sur la quasi-totalité des revenus, salariaux comme de remplacement.
La CSG finance la Sécurité sociale (santé, famille, vieillesse). La CRDS rembourse la dette de la Sécu. Une partie de la CSG est déductible de l'impôt sur le revenu, l'autre non — d'où la double ligne sur le bulletin de paie. Taux 2025 : 9,2 % CSG (dont 6,8 % déductibles), 0,5 % CRDS, sur 98,25 % du brut sous plafond.
AT/MP
Accidents du Travail et Maladies Professionnelles. Cotisation patronale dont le taux est notifié chaque année par la CARSAT et qui dépend de la sinistralité de l'entreprise.
Le taux AT/MP est un piège classique : beaucoup d'entreprises paient un taux erroné pendant des années sans le savoir. Trois ans glissants peuvent être contestés à l'URSSAF. Sur un effectif de 200 personnes avec 0,3 point de trop versés, la régularisation se chiffre vite à plusieurs dizaines de milliers d'euros.
Plafond Sécurité sociale (PSS / PASS)
Montant de référence revalorisé chaque 1er janvier, qui sert de base de calcul à de nombreuses cotisations et à plusieurs prestations sociales.
PASS = plafond annuel ; PSS = plafond mensuel. En 2025, le PASS vaut 47 100 €, le PSS mensuel 3 925 €. Beaucoup de cotisations s'appliquent par tranches : tranche 1 (sous PSS), tranche 2 (1 à 8 PSS). Une mauvaise gestion des bornes de tranches sur les hauts salaires, c'est l'erreur la plus rentable à corriger lors d'un audit.
Prélèvement à la source (PAS)
Mécanisme de collecte de l'impôt sur le revenu directement sur le salaire net, mis en place en 2019.
L'employeur applique le taux transmis par la DGFiP via le compte rendu métier (CRM) de la DSN du mois précédent. Trois cas : taux personnalisé, taux neutre (par défaut quand la DGFiP n'a pas encore communiqué), taux individualisé pour les couples. Une erreur de taux, c'est un salarié qui paie trop ou pas assez, et une régularisation en année N+1.